Un confrère de la CNAB surfe sur la vague anti FNAIM

Publié le par Michel

En décembre dernier, suite à la publication des chiffres mensuels sur l’évolution des prix, Les Echos publiait un article sous le titre : « Immobilier : nouveau rebond des prix en novembre »

D’un point de vue de son rôle de représentation, il faut reconnaître, qu’en imposant un indice des prix de l’immobilier, la Fédération a su faire connaître notre marque auprès du grand public par la couverture médiatique qui lui est accordée. Mais quelqu’un s’est-il un jour posée la question de savoir quel était aujourd’hui l’impact coûts / bénéfices de cet outil ?

Car, sauf à refuser de le voir, il suffit d’un ordinateur et d’une connexion internet pour tomber rapidement sur le genre de réactions négatives que provoque notre baromètre auprès de l’opinion. Voir par exemple l’avis des nombreux internautes qui s’intéressent au blog-immobier.com sur les chiffres de ce début d’année.

Mais en faisant quelques recherches, on trouve d’autres prises de position qui vous donne, non pas un cube, mais un sourire jaune… En effet, en commentaire de l’article du journal Les Echos, j’ai pu découvrir qu’un agent immobilier de la CNAB conseillait « fortement (aux) acquéreurs de ne pas surpayer leurs acquisitions sous peine de perdre énormément d'argent dans les 3 années qui viennent ».

Cela aurait pu être perçu comme l’avis d’un confrère, fondé sur son vécu, et ne pas prêter à plus d’intérêt. Mais ce confrère juge utile d’ajouter que la CNAB est un «  autre organisme professionnel plus indépendant que la FNAIM » et que « les statistiques utilisées par la FNAIM sont manipulées ».

« Mais comment ose-t-il ? C’est faux ! » diraient bon nombre d’adhérents de la FNAIM. Et bien pour ma part je dirai peu importe ! Car ce qui apparaît avec évidence c’est que l’opinion adhère à ses affirmations et n’ont pas fois en l’objectivité de la FNAIM comme le confirme les lecteurs des Echos qui déclarent :

« Sincèrement, qui croit encore en les montages (des) adhérents de la FNAIM? »

« J’attends davantage d'un journal comme les Echos que de reprendre sans analyse ni critique des chiffres tels que ceux de la FNAIM »

« Pourquoi la Fnaim, d'habitude si prompte à publier ses chiffres, a t'elle attendu cette fois le 20 du mois ? A t'il fallu deux semaines supplémentaires à ses statisticiens pour lisser les courbes et expurger les données brutes afin d'obtenir un résultat satisfaisant? ou bien éclusent ils plus simplement leur stock de RTT ? »

De telles prises de position n’ont rien d’anecdotique et reflètent parfaitement la crise de confiance qui nous touche. Chaque publication de ces chiffres est un nouveau chiffon rouge que la Fédération agite devant les yeux de consommateurs en plein dénis. L’objectivité a cela en commun avec la déontologie : elle ne s’affirme pas, elle se prouve !

Commenter cet article