Conseil Fédéral de la FNAIM (2) : décryptage et contre-attaque

Publié le par Michel

Au regard du nombre de mails que certains confrères m’ont adressé en réaction à mon dernier billet et à la diffusion d’un nouveau courrier du « Comité de campagne » de la Chambre des Pyrénées-Orientales, il est certain que la profession a (enfin) pris la mesure de la gravité de la situation. Mais attention aux conclusions hâtives !

Pour revenir aux discussions du Conseil fédéral, sur le lien entre la Fédération et la Caisse, je peux vous confirmer, chers confrères, que la démarche machiavélique employée par René Pallincourt relève une fois encore d’une grande habileté. Je retiendrai, pour preuve, deux éléments de sa présentation qui m’ont été rapportés.

Tout d’abord, René Pallincourt propose que le mode de scrutin de la Caisse soit calqué sur celui de la fédération, à savoir : un homme = une voix. Sous l’aspect d’une proposition tout à fait démocratique, cette initiative vise en réalité à réduire les droits de vote des plus anciens et influents membres de la Caisse qui refuseraient d’adhérer à la bancarisation de notre secteur, et qui souhaitent au contraire que la Caisse se développe pour faire face à la montée en puissance des garanties bancaires. Car il faut bien se l’avouer, bon nombre d’entre nous sont devenus membre de la FNAIM (ou le restent) pour cette garantie.

Ensuite, jouant de la démagogie, René Pallincourt suggère que les profits dégagés par la Caisse soient redistribués aux sociétaires. La belle affaire ! Les indépendants recevront quelques dizaines d’euros, pendant que les banques toucheront le pactole, laissant la Caisse privée de ses moyens de développement.

A chacun son métier ! Nous exerçons le notre avec professionnalisme et souvent avec passion. Nous n’avons pas à rougir, et avons encore moins de leçons à recevoir des banques françaises. Alors qu’elles juraient leurs grands dieux de ne pas être impliquées dans la crise des subprimes Challenge vient de révéler que les banques françaises sont les plus touchées. Et comme cela ne suffit pas, la Caisse d’Epargne et la Banque Populaire viennent de faire l’objet d’une perquisition de la DGCCRF qui les soupçonne d’entente sur des taux de crédit immobilier.

A la lumière de ces révélations, qui peut encore douter de leur détermination à user de tous les moyens pour mettre la main sur notre secteur, oh combien déterminant pour leur avenir. Mais nous avons les moyens de les en dissuader si nous nous unissons. Certains l’ont déjà compris et proposent des pistes qui me semblent des plus efficaces :

- Donnons la possibilité à la CGAIM de remplacer les banques qui la quittent par des professionnels attachés à leur métier, même s’ils ne sont pas adhérents de la FNAIM

- Fermons, comme le préconise le comité de campagne des PO, les comptes professionnels que nous avons à la Banque Populaire et à la Caisse d’Epargne.

- Et cessons, dès aujourd’hui, d’apporter le moindre dossier de crédit à ces banques qui ne nous considèrent que comme des pions que l’on manipule.

Vous avez vous aussi des idées ou des suggestions pour contrer cette offensive des banques ? N’hésitez pas à faire usage de la section commentaire !

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Yasmine Médicis 09/04/2008 22:15

Bonjour Michel,
J'ai le plaisir de vous annoncer la mise en ligne du site http://www.monhomestaging.com site spécialisé dans la mise en valeur des biens immobiliers à vendre.
Au plaisir de votre visite !

Yasmine Médicis