Bancarisation de l’immobilier : une thèse qui fait son chemin

Publié le par Michel

De retour d’un week-end exceptionnellement long (3 jours), je découvre avec surprise et un soupçon de fierté l’agitation qui s’est développée autour de mon blog. Après avoir été décrié par certains confrères, je vois que les thèses que je développe trouvent un écho plus favorable au sein de l’opinion publique.

Un bloggeur m’a d’ailleurs alerté sur le fait qu’il avait publié en septembre dernier un billet sur son blog traitant de la bancarisation de notre secteur. Dans son article, il fait également le rapprochement entre l’arrivée des banques sur notre secteur et la « campagne de presse très négatives » qui a secouée notre marché. Cette thèse, qui soupçonne les banques de déstabiliser les AI est très intéressante et me semble assez crédible au regard des intérêts en jeu.

Toutefois, je ne tomberai pas à mon tour dans l’erreur commise par René Pallincourt en accusant la presse, les associations ou dieu sait qui pour justifier l’image déplorable de notre profession. Nous sommes, agences et fédérations, responsables individuellement et collectivement des critiques qui nous sont adressées.

Et c’est là un enseignement que devrait tirer nos chers dirigeants de la FNAIM. Les consommateurs en ont plus qu’assez de la langue de bois et autres mirages aux alouettes qu’on leur sert à longueur de journée. De part son laxisme la FNAIM a laissé agir en toute impunité des individus motivés par l’appât du gain uniquement. Du coup, c’est toute la profession, sans distinction qui trinque. Peut importe que vos client soient satisfait, que la DGCCRF n’ai jamais entendu parler de vous. Vous restez un agent immobilier, donc un filou et un profiteur aux yeux des consommateurs.

Autrefois, la présence du cube jaune sur nos devantures était un gage de sérieux, la preuve d’une éthique et d’un contrôle de nos activités. Aujourd’hui, les prises de position de la fédération sont plus catastrophiques les unes que les autres et desservent nos intérêts.

Mais la FNAIM est notre maison chers confrères ! Elle n’est pas la propriété ni le terrain de jeu de ceux que nous avons élus pour nous représenter. Il est temps qu’ils entendent notre message et notre insatisfaction.

Pour commencer, il serait souhaitable que M. Pallincourt face son mea-culpa pour les propos qu’il a tenu à l’égard de certaines associations et médias, et qu’il clarifie ses positions quant à ses intérêts personnels vis-à-vis de Foncia. Sans cette prise de conscience, je crains qu’il nous faille adresser un message on ne peut plus clair à l’occasion de la prochaine assemblée générale…

Commenter cet article

roger 13/03/2008 14:44

No comment...ça ne sent pas bon...Main basse sur l'immobilier, spéculation ensuite sur les biens les plus intéressants...Entente cordiale entre les banques sur les taux d'intermédiation...Ou va-t-on ? Ou va le français moyen qui a déjà toutes les peines du monde à se loger...

infidele 12/03/2008 11:01

J'imagine déjà le bordel qu'ils vont faire, alors qu'ils n'arrivent même pas à contrôler leur propre travail (pertes dans le subprime).