La FNAIM perd une occasion de se taire

Publié le par Michel

En créant ce blog, j’avais fait part de mon agacement par rapport aux attaques qui étaient portées à l’égard de notre profession et de la mollesse des ripostes de la FNAIM. Cet avis, que bon nombre de confrères partagent, semble enfin avoir été entendu par les dirigeants de la fédération et notamment notre président qui s’est récemment fendu d’une lettre ouverte dans différents journaux.

Qualifiée de « manifeste très virulent » par le Nouvel Observateur, cette soudaine prise de conscience à de quoi surprendre, tant elle arrive longtemps après la bataille. En effet, alors que la DGCCRF clouait au pilori la profession en octobre 2007, René Pallincourt réagit, en février 2008, en évoquant avec aplomb « les différents articles ou dossiers qui ont été récemment publiés ».

Pourquoi donc acheter aujourd’hui de coûteuses pages de publicité ? N’aurait-il pas été plus simple et surtout logique de prendre cette posture lorsque les journalistes ont donné gratuitement la parole à la fédération ? Pire, quel est donc l’intérêt de remettre sur le tapis les critiques portées sur la profession alors que les médias étaient passé à autre chose ?

Sans doute la fédération a-t-elle souhaité se donner bonne conscience après avoir contrarié ses adhérents en annonçant qu’elle allait faire le ménage dans nos rangs. Mais l’équipe dirigeante de la fédération semble avoir oubliée qu’elle n’a pas été élue pour nous faire plaisir, mais pour nous défendre et nous représenter.

Du point de vue de nos clients, il est certain que cette riposte aura autant d’efficacité qu’un coup d’épée dans l’eau. Quelqu’un s’est il d’ailleurs posé la question à la fédération de savoir comment les consommateurs percevraient une telle déclaration ? En considérant que 64% se disent mécontent de nos services, quelle crédibilité peuvent-ils bien accorder à la parole de celui qui apparaît comme le chef des agents immobilier ? La réponse se situe sans aucun doute dans la question…

Concernant les pouvoirs publics, le bilan n’est pas meilleur. Après avoir démontré son incapacité à faire barrage au projet du gouvernement relatif au dépôt de garantie, la fédération se montre dangereusement silencieuse sur celui relatif au cautionnement des locations. Quant on sait l’impact de l’un et l’autre pour nos propriétaires, il y a là de réels motifs d’inquiétude pour notre avenir et du pain sur la planche pour la fédération !

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